Dimanche 13 décembre 2009
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21:14
D'abord, le train. Toujours un moyen de locomotion énergivore pour commencer... J'aimerais bien tout faire à pied.
Hum ? C'est juste : rien ne m'y empêche...

Saint-Lazare. J'aime cette gare comme une vieille nourrice un peu féroce. Une vieillarde cabossée sous son plâtre colorié. "Ils" ont beau la remaquiller, je la reconnais comme à l'heure des
maquereaux et des putes de la rue Budapest...
On the road !

Ah ! Les maisons qui font peur... Pourquoi les gens friqués s'ingénient-ils avec autant d'acharnement à veiller sur leur vilaine baraque ?? Qui aurait envie de pénétrer ici ??!!
Mais le coin a son charme...


Le bois... J'y arrive et, au passage, J'en ramasse pour une nana qui fait de l' Ikébana... Art floral Japonais.

Puis de portes en passages, je progresse.




D'abord, je croise l'eau.

Puis, les chevaux.

Lui, il est plein de terre. Un crado qui veut des câlins. Alors je lui fais des câlins...

Le temps passe et la nuit tombe. Je fais le tour du Haras. On discute avec les gens. La compagnie des poneys ou des chevaux les rendent nettement plus
sympathiques et souriants.
La nuit est complètement tombée.
Mon intinéraire n'est pas terminé. Arguant de ma vitesse de marche et surestimant ma gestion du temps je n'ai pas voulu emporter de lampe. Tsé tsé... La nuit dans la foret c'est visibilité zéro et
je le sais !

Il me reste 4 kilomètres à faire dans cette obscurité. Ça ne me déplaît pas. J'ai les jambes et les godasses pour ça, et il n'y a quasiment pas de boue ni trop de
trous avec le passage quotidien des cavaliers, mais il commence à peler un peu.
Comme le ciel est dégagé, je vois l'étoile polaire. Je sais que Viroflay / Versailles c'est au Nord, alors je suis... Nez en l'air ça grimpe un peu. Je ne pense pas me perdre surtout si la
forêt surplombe la ville.
Et puis la lumière de mon appareil photo me permettrait de me signaler le cas échéant ( ainsi que mon sifflet, toujours accroché à mon sac depuis le Cotopaxi ! ), elle me permet aussi de vérifier
ce qu'il y a d'écrit sur les panneaux que je croise ( 2 dont un m'indique de ne pas jeter mes ordures par terre... ).
Quand je sors enfin du bois, où j'aime le silence et cette sensation de totale liberté je soupire de consternation...
Bagnoles, terre des hommes...
J'atterris à Ville d'Avray... Pas mal, je ne suis pas si loin de mon point de chute prévu !
Je décide de traverser la ville pour aller exactement où j'avais décidé de terminer mon itinéraire : Viroflay... 3/4 d'heure environs de marche dans une ville où il n'est pas désagréable de se
"perdre" et au total 37 kilomètres de bouclés !

Je me dis que j'aurai aimé camper.
Ça sera ma prochaine étape, mais il faudrait qu'il fasse vraiment plus froid, sinon je n'apprendrais rien !
En attendant undéluge de neige... :o) Je vais augmenter mon kilométrage et mon orientation de nuit.
Par Antiguasur
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Publié dans : A la roots
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