Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 01:25
Jane Dieulafoy est sans doute l'une des figures les plus exceptionnelles de l'univers microréduit des femmes exploratrices !



Jane Dieulafoy


Née Jane Henriette Magre le 29 juin 1851 au sein d'une famille de la bourgeoisie commerçante de Toulouse, elle est placée au couvent de l’Assomption d’Auteuil, où elle reçoit un enseignement austère et classique. Elle manifeste des prédispositions pour les arts comme le dessin et la peinture et acquiert une solide culture gréco-romaine. En 1869, elle a 18 ans et quitte le couvent, puis rencontre le polytechnicien Marcel Dieulafoy; ingénieur des ponts et chaussées, passionné d'archéologie et fou d'art.

Un an plus tard, c'est tout naturellement qu'ils se marient, le 11 mai 1870.

Mais quand le conflit franco-prussien eclate Marcel est appelé dans les rangs en qualité de capitaine du génie dans l’armée de la Loire. Jane refuse de quitter son mari. Déterminée à ne pas rester passive, elle coupe ses cheveux à raz et camouffle ses courbes sous l'uniforme des francs tireurs et participe à toutes les missions auprès de lui.

La guerre passée, Marcel est nommé architecte des monuments historiques de la ville de Toulouse sous la direction du grand eugène Viollet-le-Duc à qui l'on doit d'avoir jeté les bases de l'architecture moderne. Marcel, un peu plus tard la même année, quitte son poste et demande à être assigné en Iran sans être payé.



Jane et Marcel Dieulafoy


Le couple Dieulafoy part en Perse pour réaliser un projet tenant particulièrement à cœur à Marcel : y chercher les origines de l'architecture occidentale. Jane se recoupe les cheveux court et revetit un costume 3 pièces. Elle conservera ses tenues masculines jusqu'à la fin de sa vie. Cette habitude de se vétir en homme lui vaudra tout à la fois une impressionnante célébrité, mais aussi des railleries et quolibets, auxquelles elle restera indifférente.
Ainsi, les amateurs de contrepèteries s'amusaient-ils à dire que ses fouilles étaient curieuses ! ...

De 1881 et 1882, Jane et Marcel, font à cheval tout le chemin depuis Marseille. Ils parcourent pendant 14 mois les routes de la Perse, répertorient, photographient tous les monuments qu'ils découvrent. Ils visitent Athènes et Constantinople sur la route de Téhéran, puis mènent une expédition à Suse ( Capitale majestueuse de l'élam ) où ils voient les traces du palais exploré par WIlliam Loftus trente ans auparavant. Cette brève visite à Suse impressionne beaucoup Marcel, qui retourne en France et exprime le souhait de continuer les fouilles. Il obtient une modeste somme auprès du département des Antiquités orientales du Louvre, qui vient juste d'être créé, et du ministère de l'Instruction publique.



Jane Dieulafoy


En 1884 le couple retourne en Iran accompagnés du jeune ingénieur Charles Babin et du naturaliste Frédéric Houssay La fouille est autorisée à condition que la tombe de Daniel ne soit pas impactée par les travaux. pour mémo "Daniel" ( "Dieu m'a jugé" ) est l'un des grands prophètes de la Bible hébraïque ou Ancien testament. Les travaux de fouille ont lieu pendant les hivers 1885 et 1886, et l'objectif des Dieulafoy est alors de terminer l'excavation de l'Apadana ( Palais Persan ) identifié par Loftus ( Archéologue qui découvra la citée sumérienne d'Uruk en Irak en 1949 ).

Les fouilles sont menées dans des conditions difficiles : les chercheurs campent sous des tentes, sans aucun confort, exposés à des tempêtes et aux attaques de brigands dans une région où le gouvernement central exerce peu de contrôle. L'expédition des Dieulafoy réussit tout de même à envoyer de nombreuses découvertes au Musée du Louvre.

Y sont exposées, entre autre, " La frise des Lions" , la rampe de l’escalier du palais d’Artaxerxès, La frise des Archers, ect..

 

 


Salle Dieulafoy - Louvre

 

 

Dans son récit " En mission chez les Immortels, journal de fouilles de Suse ( 1884 -1886 )" Jane y décrira avec ironie les saveurs des milles péripéties de cette épopée pleine de couleurs.


"Franchissez trois fois en moins d'une année la Méditerranée, la mer Rouge, l'océan Indien, le golfe Persique et les déserts d'Elam ; passez des semaines entières sans pouvoir vous dévêtir, couchez sur la dure, soyez nuit et jour en prise aux pillards et aux bandits, traversez en hiver des rivières sans pont, endurez la chaleur, la pluie, le froid, la brume, la fièvre, la fatigue, la faim, la soif, les piqûres des insectes les plus variés ; vivez de cette existence rude et périlleuse sans être guidée par d'autre intérêt que la gloire de votre pays [...]"


Aux côté de son époux, Jane tient un journal scrupuleux, non seulement sur l’aspect archéologique, mais aussi sur le milieu et la société persanes. Ce document est publié en feuilleton dans la revue "Le Tour du Monde", de 1883 à 1886, et obtient un succès sans précédent. Il est publié en 1887 chez Hachette, sous le titre "La Perse, la Chaldée, la Susiane".

 

 

 

Le voleur ( revue littéraire Parisienne )

N° 1533 paru le 18/11/1886

Contenu : MADAME DIEULAFOY - ANDREE PAR DURUY - BONAVENTURE - LE BRIGADIER ROSSIGNOL - CHARLES BORLE A NEUCHATEL.


Le 20 octobre 1886, on inaugure les deux salles Dieulafoy au musée du Louvre, et à cette occasion Jane, la femme la plus culotée de l'époque, reçoit la Légion d’Honneur !

En 1888 elle publie son journal : "À Suse, journal des fouilles, 1884-1886" dont on peut lire un court extrait plus haut.

En 1890, Jane s'essaie au roman historique et publie chez Lemerre  "Parysatis", couronné par l’Académie française. Camille Saint-Saëns compose un opéra qui sera joué pour la première fois aux arènes de Béziers, le 2 août 1902. Elle publie alors plusieurs romans et nouvelles, mais après l’échec de son dernier, intitulé "Déchéance" ( !! )  en 1897, elle retourne exclusivement à la littérature de voyage et aux études historiques.





De son côté Marcel a pratiquement cessé d'être intéressé par l'Iran depuis la publication des résultats de sa mission. Il se contente d'un poste dans l'administration des chemins de fer français et se lance dans les études bibliques ( Prédestiné ?... Avec un tel patronyme... ;-) ), puis il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles lettres en 1895. A partir de ce moment il se concentre sur l'histoire de l'architecture, notamment avec l'étude de Château Gaillard. Il s'intéresse également à l'Espagne et au Portugal, particulièrement dans le domaine de la sculpture.

En dépit de leur succès, de leur découvertes, et de leur renommée, le couple Dieulafoy n’a pas réussi à obtenir de nouvelles missions. Ils se tournent alors vers des pays plus proches : entre 1888 et 1914, ils explorent l’ Espagne à plusieurs reprises, et le reste du temps, mènent une vie mondaine Parisienne.

Jane fréquente ainsi le salon de la comtesse Diane de Beausacq cette femme de lettre dont le salon fourmille d'écrivains, mais qui est surtout réputée pour ces citations :

«La calomnie est comme la fausse monnaie : bien des gens qui ne voudraient pas l'avoir émise la font circuler sans scrupule.»

«Il vaut mieux aimer qu'être aimé ; d'abord, on choisit.» etc, ...


Marcel dieulafoy


La guerre approchant, Jane milite activement pour l’intégration des femmes dans l’armée. En 1914, malgré ses 70 ans Marcel Dieulafoy souhaite encore servir sa patrie. Il est mobilisé en tant que colonel du génie et envoyé à Rabat. Comme à son accoutumée Jane l'accompagne avec le style qui la caractérise depuis la Prusse.
A 63 ans, c'est elle qui dirige les travaux de déblaiement de la mosquée Hassan, et projette d’aller explorer la ville romaine de Volubilis ( Ville antique romaine située sur les bords de Oued Khoumane ). 
Mais l'état de santé de Jane est inquiétant et décline soudain.

Elle est contrainte de rentrer en France et elle s’éteint le 25 mai 1916 au domaine familial de Langlade à Pompertuzat, près de Toulouse.




Jane Dieulafoy


Ainsi s'achève une vie rocambolesque, douée de courage et de toutes les audaces par amour, par passion, par souci d'intégrité aussi !

Marcel lui survivra 4 années. En 1919, il envoie sa dernière publication à l'Académie, qui porte sur le sujet de Daniel et Balthazar et meurt une année plus tard.
On salut ce modèle d'homme épris de sa femme et non de ses jupes !


Jane n'aura jamais suivi son homme, mais l'aura en tout point accompagné d'égal à égal.




Madame, Monsieur, veuillez recevoir l'expression de ma plus haute considération...






Par Antiguasur - Publié dans : Exception"elle"
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 21:19
Le summum de la liberté pour moi : la chute libre...

Au sens large d'ailleurs... Qui m'a dit  ?
 " Quoi ?? Mais tu ne peux pas ! Il n'y a que les princes ou les mendiants qui peuvent tout lâcher ! "

Non, j'arrête pas de me le répéter comme un mantra :
 " Jusqu'à preuve du contraire, tu n'as qu'une seule vie, alors fonce ! "

Dans les airs, larguée dans l'entre deux...  N'être retenue par aucun élément... C'est tripant, non ??
Et puis, juste un petit mouchoir ficelé au dernier moment pour retenir le poid de son existence !





! J'ai décidé de faire du parachutisme !


Du moins d'essayer un saut le jour de mes 40 piges, histoire de marquer le coup (pas de me casser le cou, hein !)

D'ailleurs, cette année  entre escalade/alpinisme, natation/plongée, il manquait parachutisme...

La chute libre, c'est un truc qui m'attire, me fascine, et plutôt que d'en faire une névrose, je vais me la cogner...
L'emmerdant c'est que c'est cher...
C'est ça qui est chiant en France, tout est inaccessible !

Pas moyen de partager ça avec des proches... La sensation, la flippe, l'adrenaline, l'endorphine de l'entrainement...

Chute libre, seule...
En même temps, il faut que je m'y fasse.
Je suis un être solitaire.
Je m'enfonce là-dedans et l'aventure, non le danger, est le seul vecteur d'intérêts en moi.
Je croise les gens sur ma route, je les salue, je suis sincère, mais je passe...
J'utilise, on m'utilise, tout cela m'ennuie...
Cette articulation des uns et des autres ne me convient plus, et sentimentalement, encore moins.






Il y a quelque chose d'inquiétant là-dedans, j'aime de plus en plus être seule... Pas d'attaches, pas de contraintes. Aucune obligation... Responsabilité nulle...
Je suis en train de me fabriquer un avenir en kit où seuls mes os seront solides !
Je vais finir comme les loups polaires qui pissent sur leur nourritures pour en dégoûter tous les prédateurs !
C'est une métaphore, okay... ;o)

Tiens ça me renvoie à ce terme " déchéance " qui vous a tant parlé...
Déchéance ça me fait penser à déchet... Sûrement, étymologiquement, de la même famille, mais je ne vérifie pas ce soir, j'ai la flemme...
Le truc qui est oublié et à force qui terrifie...
C'est la grande angoisse sociale : Tout ! Tout plutôt que d'être oublié(e) / de finir seul(e) !!

Alors, il doit y avoir suffisamment de déchéance en moi pour m'aventurer sur le terrain de la chute libre, de la liberté sans compromis.
Au fond, je n'ai pas assez de couche d'auto protection, mais il ne me manque rien de mon estime de soi !
Les bobos ne me font pas peur même quand ils me font mal...
Et je n'ai pas peur de cheminer et de finir seule.

Je refuse les codes sociaux, pas tous, mais beaucoup.
J'assume.
La déchéance, à mon sens, n'est rien d'autre que la vision angoissée des uns portée sur un autre qui ne correspond plus à leurs fantasmes.

Finalement, si les gens étaient honnêtes ( avec eux-même ) ils ne diraient pas " il ou elle déchoit ",
mais " il ou elle me déçoit ! " ...


Mouais...

Par Antiguasur - Publié dans : Humeurisme
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 22:45
Hier, ce matin... C'est quel jour entre 2 et 3H00 du mat ?! Bref, je sors un oeil du bouquin de Mike Horn et de l'arctique pour entendre un histoire inconnue, fascinante, digne des plus grandes tragédies lyriques. La bio de Frehel... Connais pas. La télé est à peine audible. Je ne comprendrais jamais pourquoi j'allume la télé, coupe le son et lit un livre, mais bon...
Frehel ?... Non vraiment ça ne me dit rien... Le type à moitié chauve, dans une redif de "Chabada" ( Je crois... ), débite rapidement avec une éloquence joviale et éprise d'admiration le destin incroyable de l'interprète de la Java bleue...
Ah oui... !!


Java bleue en direct !



Frehel


Ainsi donc, Fréhel ( Nommée ainsi car, d'origine bretonne et du cap du même nom ) c'est elle ! De son vraie nom Marguerite Boulc'h, mais aussi appelée Pervenche pour son 1er nom de scène.

Pervenche




Marguerite naît le 13 juillet 1891 à Paris dans la plus grande misère. Jacques Pessis ( Le type chauve ), insistera sur son enfance miséreuse en nous narrant que gamine, elle attendra qu'il pleuve pour pouvoir se laver les pieds dans les caniveaux ! Souchon, sur le plateau, s'anime médusé... Moi aussi. Je monte le son.
Je cherche on the oueb qui c'est !
J'apprends qu'elle échappe à un viol très jeune... Qu'elle est d'origine bretonne et fille de concierge.
A 15 ans elle gagne en partie sa vie en faisant des ventes en porte à porte et que c'est ainsi qu'elle rencontre la grande Otero; la catin la plus en vue de la belle époque et aussi « la première star de l'histoire du cinéma » ! Cette dernière, interpellée par la voix si particulière de Marguerite, lui proposera alors de chanter sous le pseudonyme de pervenche.
Sa carrière est lancée...

Gouaillarde, auteur et interprète de chansons réalistes elle commence à remporter un franc succès entre 1908 et 1910. Elle se marie avec Robert Hollard (alias Roberty) en 1907. Ensemble, ils auront un fils qui mourra en bas âge. Roberty abandonnera rapidement le domicile conjugale pour la belle Damia à qui il donnera des cours de chant, et le divorce sera prononcé en 1910.

Frehel s'étourdit dans les fêtes, s'use dans les aventures, s'abîme à l'héroïne et à la cocaïne. Elle est appréciée pour son style vrai, juste, "cash" comme on dirait de nos jours. C'est la moins convenables des chanteuses de l'entre-deux guerre. Zonarde, et abonnée aux ténèbres, elle est surnommée  « la reine des apaches ».
Elle est aussi reconnue pour sa grande beauté.
On lui connaît une aventure avec Chevalier qui lui préférera Mistinguett et qui désapprouve son penchant pour la cocaïne. Elle enchaîne les aventures désastreuses avec des boxeurs noirs américains, fait scandale, choque l'opinion publique, mais n'est jamais vulgaire.

Désormais célèbre, Frehel sombre dans l'alcool et la drogue de plus en plus profondément, et fuit en Russie avec sa dernière passion : L
a comtesse Anastasia de Russie. Ses déambulations nocturnes à St-Pétersbourg avec des marginaux dorés sont connues. Des " fous de spleen " dont certains se suicideront au petit matin...

Puis, ces errances la mèneront à Constantinople.

En 1923, Frehel est rapatriée de Turquie par l'ambassade de France  "dans un état lamentable" !
Mais, Bouffie d'alcool et de drogue, méconnaissable, " L'inoubliable inoubliée " remonte pourtant sur les planches de l'Olympia, en 1925, où elle triomphe devant un public conquis et admiratif par ses textes sans concessions et réalistes.
Mieux encore, le cinéma, en dépit de son physique empâté, lui ouvre ses portes de 1931 à 1949 où elle tournera, entre autre, en 1937,  " Pépé le Moko " et connaîtra un énorme succès avec le titre " où est-il donc ? ".



Pépé le Moko -  " Où est-il donc ? "




Le 30 avril 1935, elle épouse à Paris Georges Boettgen. Un gigolo... Qui l'abandonnera rapidement, lui aussi. Frehel a alors 44 ans.

La descente aux enfers personnelle ne cessera jamais... Elle chante désormais dans les petites salles, les musettes... Mais les nouvelles idoles sont arrivées et Frehel appartient désormais trop à ses démons et à l'alcool.
Alors, elle essaie de rentrer dans une maison de retraite d'anciennes vedettes, ( Jacques Pessis nomme le lieu, j'ai oublié où,  zut ! ) mais la direction ne veut pas d'elle ni de son passé sulfureux.

Frehel, se retrouve alors, quasiment à la rue, fauchée, et seule... La gloire s'en est allée, la légèreté aussi, et la misère d'autrefois la rattrape.

Une danseuse raconte sa rencontre avec l" inoubliable inoubliée "  :


"Un après-midi de 1948, au métro Anvers, je suis tombée en arrêt devant une grande femme, probablement saoule, affaissée au pied d'un arbre. Un car de police s'est bientôt arrêté pour embarquer cette pocharde. Mais elle a fait face aux flics. Elle leur a hurlé : "Foutez-moi la paix, je suis Fréhel, oui Fréhel, la chanteuse !" C'était bien elle, en effet, mais les agents refusaient de la reconnaître. Je suis allée les trouver. Je leur ai dit : "Vous ne pouvez pas embarquer notre grande Fréhel. "Ils ont hésité un instant et j'ai pu glisser à l'oreille de la malheureuse : "Chantez, Madame, je vous en prie, chantez." - Alors les mains sur les hanches, les jambes écartées, dessoûlée comme par enchantement, elle a entamé "La Java bleue" avec autant de force, autant de fougue qu'au temps où les foules l'acclamaient. - Aussitôt les badauds se sont pressés autour de leur ancienne idole, stupéfaits d'être les témoins de cet authentique miracle. Un brigadier a murmuré : "Comme c'est triste de finir ainsi !" Puis il a rappelé ses hommes et le panier à salade est reparti à vide."


En désespoir de cause, elle continue les petites salles. Tout le monde assiste à la désormais célèbre déchéance de la "chanteuse Frehel".

1950, Robert Giraud et Pierre Mérindol invitent Fréhel à se produire une ultime fois devant le public parisien dans une ancienne salle de bal, les Escarpes, située près de la place de la contrescarpe.

Ce seront les dernières apparitions publiques de la chanteuse.

C'est dans une chambre sordide d'un hôtel de passe, au 45 de la rue Pigalle, où elle loge, que Marguerite Boulc'h, Pervenche, Frehel, La reine des apaches, et enfin, l'inoubliable inoubliée sera retrouvée morte, seule, le 3 février 1951.


Elle sera inhumée au cimetière de Pantin où une importante foule d'admirateurs se déplacera pour lui rendre un dernier hommage.

 

Frehel fut, indéniablement une grande artiste appréciée de son public pour son intensité dramatique, son évocation puissante des réalités ( dont une chanson évoque avant tout le monde son refus du nazisme et d'Hitler " Il est pas distingué ! " ), sa voix unique, sa beauté envoûtante, puis son charisme, mais aussi, probablement fasciné par ses frasques autodestructrices.


Sa trempe influença et continue d'influencer, divers artistes prestigieux dont, Charles Trenet, Mano Solo, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg, Renaud et dernièrement Olivia Ruiz pour ne citer qu'eux...

 

 

Cliquer ici pour en entendre plus




Moi, je dis... Madame !
Je dis, étourdissant...
Je dis... Suis baba... !

Je dis... Rien... Et  je l'écoute ( mieux vaut tard que jamais, hein ! )

Et dès que je peux, je fonce sur pépé le Moko...


Val



Par Antiguasur - Publié dans : Exception"elle"
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 12:59
J'ai bien envie de n'en faire qu'à ma tête, d'aller où le vent me portera cette année. De déplaire s'il le faut... Et même de décevoir ! Ce ne serait pas la première fois et ça ne m'a jamais empêché de fonctionner correctement, bien au contraire...
De mettre au point mes envies et besoins et d'y répondre.


Cotopaxi - refuge
( 4800 mètres ) - 08 / 2009


 C'est l'année de mes 40 ans qui commence bientôt.
Je la sens comme une urgence heureuse. Je caresse l'angle de mon âge. Virage précis. Sec.Conscient.

Je lutte contre le 4 kilos que j'ai à perdre avec une fausse intolérance. Je commence à prendre soin de moi. Je serai un peu plus superficielle et un peu plus discours de bistrot, parce que j'aime bien le temps consacré à écouter les autres dans les bars quand c'est tout ce qu'il reste à certain(e).
Je fais du sport parce que j'aime sentir la transpiration de ma peau. Elle vibre, c'est bien. Depuis que je l'exhorte au froid, à la chaleur, aux extrêmes d'autres continents, je m'en souviens de ma peau. Il y a d'autres mains qui se posent dessus. C'est assez récent. Ma peau à souffert parce que je l'avais oubliée comme on m'avait oublié.

J'ai d'avantage envie de cul aussi, mais de coeur. Je vais mettre un peu plus de coeur dans mon cul. Je ne crois pas aux histoires d'amour.
Quelqu'un m'a dit dernièrement " Toi, et ton côté coeur brisé ! "... Hein ??!! Merde alors, c'est quand même pas l'image que je trimbale ?!
Rectification : je ne suis pas une amoureuse pour deux ronds ! J'aime que les histoires s'arrêtent. Je ne comprends pas l'enfermement dans une aventure... L'idée m'aliène. J'ai besoin de connaître plusieurs amours avant de me décider. J'aime passer de la passion à la romance et de la romance à l'amitié. Après l'amitié, je ne crois en rien. Il faut passer à autre chose.
Mais je n'aime que les femmes dignes et respectueuses avec qui je le suis.
Rhaaa oui ! La petite fille en moi, naturellement, trépigne, en attendant "l'élue", sa petite maison dans la prairie avec ses fleurs à arroser...
Ca viendra, ça viendra...

Je suis de toutes les contradictions !!


Volcan Tungurahua / banos - 08 / 2009


Séduire ? Oui... Si à 40 balais, je n'ai toujours pas pigé les codes alors je suis foutue. Sourire... J'aime vivre seule et j'ai besoin d'aller vers les autres. Je veux qu'on me réclame, mais qu'on me laisse mes soirées du week-end.

Chiante à souhait, mais pas chieuse... Généreuse, mais moins altruiste.
J'ai bien l'intention d'assumer ma part d'égoïsme !

Ferme intention, aussi, de me promener dans une nouvelle vie plus ludique, plus légère, mais toujours lucide à l'extrême.

Moi, je suis heureuse d'avoir 40 ans ! Putain, j'ai hâte !! Ca sonne comme une libération ! Vite vite !!
Comme si j'avais rassemblé toute mon énergie et tous mes courages derrière la porte de ce cap pour me lancer à corps perdu vers une terre inconnue : Moi !

Enfin, si je suis fière d'avoir 40 ans, c'est peut-être parce que ce n'était pas gagné d'avance...


Quilotoa - 08 / 2009


" C'est une naissance... Chapitre 2 ", m'a soufflé ma chienne qui est venue se glisser dans ma réflexion nocturne à 2H00 du mat...
Absolument !

Il y a trois choses qui font peur à l'être humain :
La liberté
La solitude
La mort.

Je suis libre de tout engagement, libre à tourance, et je peux mourir n'importe quand... Ça me galvanise !!

J'ai épuisé toutes mes angoisses. Partout ! Dans mes voyages, dans mes jobs, dans mes rêves, et même chez des psys plus ou moins compétents !
Je suis rincée de trouille, je n'en ai plus !
Si... Celle de me gâcher subsiste juste pour ne pas me faire dévier de ma trajectoire. Sorte de GPS conscientisé !

Mes 40 ans, je vais me les exploser à fond !!

Je viens de démissionner de mon poste... Je ne veux plus d'horaires imposés. Je n'accepterai pas de hiérarchie.
Et puis, plus en accord avec ce qui se passe, se dit, tout ce bruit parasite, ces tanches atteintes de réunionite pour faire sembant d'exister et jouer aux apprentis dieux merdiques ! Non, je ne suis plus en phase, alors je m'en vais. Plus envie de discourir.
Pas de temps pour ça.

Je ne veux pas me calmer. Pas cette année.
Je décide de qui, quand, où, quoi et comment.

Pourtant, je ne suis pas énervée. Je serais même assez sereine.
Je connais un peu la route, mais pas le bout du chemin.
La découverte ne m'effraie pas.
La curiosité à remplacé la crainte de l'inconnu.

Je souris sans complexe.
J'ai 40 ans, bientôt.
Je diffère, okay...



Quilotoa - Versant sablonneux- 08 / 2009




Naissance.
Tout à bâtir.

Je suis en vie !
Formidable !



Et je vous embrasse affectueusement,
tous !

Val
Par Antiguasur - Publié dans : Humeurisme
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 16:22
Je reprends ici, sans trop me casser, ce qui va probablement, faire le prochain buzz LGTB.
Tout mimi, sans provoc  ni prétention ( ça fait du bien ! ) ...

J'attends impatiemment la version féminine ;o)
" Sous la jupe des filles " ??...


 Le pantalon des garçons



De yohann Beneteau



Rien à voir, mais je voudrais juste vous signaler que Murielle, pseudo Qu'importe, ben elle aussi elle a un blog ( dans mes favoris ) et qu'elle s'en sert comme nous, et que parfois elle va pas très fort... Comme nous...
Voilà...

 Bien à vous !

Val

Par Antiguasur - Publié dans : Zicmu, cinoch, popcorn
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